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L’immobilier face à l’écologie: quand la préoccupation des acheteurs bouscule tout un marché

 

L’immobilier demeure l’un des secteurs d’activité qui consomme le plus d’énergie avec plus 40% de l’énergie nationale. Limiter ces consommations est donc une priorité.

En effet, le secteur du bâtiment émet chaque année plus de 25% des émissions de gaz à effet de serre. Et quand on connaît la préoccupation des français pour les questions d’ordre écologique, le gouvernement et tous les acteurs du marché se sont alors sérieusement penchés sur cette problématique.

Depuis 2007 avec la loi Grenelle de l’environnement, une multitude de normes, de certifications sont apparues dans le secteur de l’immobilier. Leurs objectifs étant d’aboutir à des constructions de bâtiments respectueux de l’environnement et économes en énergie. Ces normes ne cessant d’évoluer, nous nous proposons de faire un état des lieux dans cet article pour vous aider à y voir plus clair. 

L’immobilier durable : les normes, labels et certifications en vigueur 

Plus que jamais les acteurs de l’immobilier font des normes environnementales un enjeu stratégique. Une appétence accrue pour l’investissement dans un logement écologique a fait émerger une multitude de normes visant à évaluer les performances énergétiques et environnementales des bâtiments.

Tout cela participe à la valorisation du bien à louer ou à vendre, il est donc nécessaire de les assimiler. Quelles sont donc ces différentes certifications écologiques et en quoi consistent-elles ?

RT2021 

Réglementation Thermique 2021, en remplacement à la norme RT 2012, est une nouvelle norme qui permet de réglementer et d’encadrer les bâtiments neufs et dont le but est de minimiser les émissions de gaz à effet de serre conformément aux attentes de l’Accord de Paris de 2016. 

Elle accorde une place importante aux énergies renouvelables contrairement à la réglementation thermique 2012 qui s’intéressait surtout à l’aspect thermique, et elle tient compte de la qualité de l’air des bâtiments. Elle conduira à une conception plus responsable en prenant en compte d’autres valeurs essentielles et inexploitées du bâtiment comme la dimension carbone, la santé environnementale, la biodiversité, la valeur verte et réellement économique du bien.

Cette norme impose une certaine ligne de conduite et oriente les usages et la consommation énergétiques dans les bâtiments de manière à répondre à certains principes. En effet,  suite à la norme de 2012 les bâtiments basse consommation devaient avoir une consommation maximale de 50 kWh / m2 à l’année. Quant à cette nouvelle norme, le bilan énergétique devra se montrer neutre, en d’autres termes produire autant d’énergie que l’on en consomme : bâtiment à énergie passive. L’objectif final est de passer aux bâtiments à énergie positive, à savoir produire plus d’énergie que le bâtiment n’en consomme. 

La certification NF HQE “Haute Qualité Environnementale »

Cette certification atteste de la mise en œuvre de performances environnementales et de l’application d’un ensemble d’exigences mentionnées au sein d’un référentiel NF HQE™. Elle concerne tous types de bâtiments : maison individuelle, logement collectif et bâtiment non résidentiel.

Concrètement, cette certification évalue l’efficacité énergétique et l’impact environnemental d’une construction, en garantissant ainsi un cadre sain et confortable aux occupants.

Les exigences de cette certification englobent trois engagements de développement durable :

  • Qualité de vie
  • Respect de l’environnement
  • Performance économique

On y retrouve quatre niveaux de certification différents : “bon”, “très bon”, “excellent”, “exceptionnel”.

Le label BBC

Ce label signifie « Bâtiment Basse Consommation », et désigne une norme d’efficacité énergétique mise en place en 2005,  afin de contribuer à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à réduire les dépenses énergétiques.

Sur les annonces immobilières, la lettre A figurant sur les étiquettes énergie nous permet d’ailleurs de reconnaître un bâtiment labellisé BBC.

Ce label bâtiment s’articule autour de quatre axes de mesures :

  • les modes de construction et les matériaux utilisés ;
  • le recours à une énergie à faible empreinte carbone ;
  • le stockage carbone par l’économie circulaire ;
  • la mutualisation des espaces, la réaffectation et les possibilités d’extension du bâti.

En définitif, c’est un ensemble de normes applicables à une construction dont la consommation énergétique (chauffage, éclairage, eau chaude, climatisation…) se trouve considérablement réduite. Un plafond de consommations énergétique est donc imposé aux bâtiments labellisés comme suit:

  • 50 kWhep/m².an pour les constructions neuves
  • 80 kWhep/m².an après une rénovation thermique

BREEAM et LEED

La certification BREEAM (Building Research Establishment Environmental Assessment Method), tient son origine du Royaume-Uni et est rapidement devenue un standard international, appliqué dans plus de 80 pays, pour évaluer l’impact environnemental d’un bâtiment.

Cette certification est délivrée après l’évaluation de différentes thématiques du niveau de pollution des bâtiments, à la valorisation des déchets et l’utilisation de procédés innovants, en passant par la santé et le bien-être des occupants.

Quant au LEED (Leadership in Energy and Environmental Design), c’est une certification américaine qui prend en compte les économies d’énergies et le confort de l’utilisateur. Consacrée au départ aux constructions neuves, cette certification américaine s’applique également aux projets de rénovation des bâtiments existants. Sa démarche globale est relativement similaire à la démarche HQE qui domine le marché..

Mais si les normes HQE, BREEAM et LEED partagent les mêmes objectifs, en termes de transition écologique des bâtiments, force est de constater que la HQE est uniquement applicable en France, alors que les deux autres méthodes sont d’avantages présentes et facilement applicables à l’international. Et de part un cahier de charge assez imposant, la HQE apparaît bien plus onéreuse et compliquée à mettre en place.  

Labels, certifications dans l’immobilier : les avantages

Ces normes et certifications, de par des mesures précises et des cahiers de charges strictes, permettent de valoriser un actif immobilier et d’attester de la qualité de la construction examinée. C’est en effet un gage de qualité et une garantie qu’un logement est sain et économe. 

Les labels, et autres certifications environnementales ont pour objectif de rendre nos habitations bien plus performantes en termes énergétiques et donc bien plus respectueuses de l’environnement. Ceci passe notamment par le recours à des matériaux précis pour rénover et construire nos habitats. 

Les certifications apparaissent également comme un atout majeur lors des négociations locatives ou de cession. Un logement certifié est clairement la garantie d’un logement performant, ce qui justifiera aisément sa valeur en cas de revente ou de location.

Clairement l’ensemble des normes environnementales présentes dans l’immobilier témoignent de la prise de conscience générale sur l’importance du développement durable et des problématiques écologiques. De par la Grenelle de l’environnement, cette prise de conscience et cet engouement pour les certifications et les labels s’est exacerbée. Acheter un logement répondant aux réglementations écologiques est devenu l’une des priorités des ménages, dont le budget en dépenses énergétiques reste très important. La tendance est donc de se tourner vers des logements encadrés par les normes environnementales.